26 août, 2007

Nouvelle énigme!


Qui est cette brune ?











20 août, 2007

Ma petite gauchère

Le 13 août se déroulait la journée mondiale des gauchers. J'ai d'abord été suprise en l'entendant, me disant que c'était encore une énième journée commerciale " à la con" , dans le style grand-mère, grand-père, papa, maman etc... et puis, au fur et à mesure que j'écoutais l'émission qui présentait cette journée, je me suis rendu compte que les gauchers étaient réellement une population victime de discrimination quotidienne et invisible ( ciseaux, serrures, poignées de porte, ustensiles de cuisine ...) Tout était fait dans notre monde pour les droitiers. Et si le pauvre gaucher, qu'on torturait encore il n'y a pas si longtemps dans les salles de classe, ne se plie pas à cet état de fait, s'il ne trouve pas 1001 subterfuges pour contourner les difficultés, il est vite en échec scolaire, marginalisé, déconsidéré, traité comme un " animal de foire" ...
Ma sensibilité de prof, mais surtout de mère a été interpellée.
J'ai compris l'écriture en miroir de ma fille, sa confusion fréquente entre le 6, et le 9, j'ai aussi remis en cause ma pratique d'enseignement. En effet, je n'ai jamais fait attention aux élèves qui étaient gauchers, je n'ai jamais adapté l'apprentissage pour eux, je n'ai même pas soupçonné que le fait d'être gaucher dans une classe à 80% constituée de droitiers pouvait être handicapant. D'ailleurs, au cours de ma formation, ( et c'est paraît-il le cas pour la formation des professeurs des écoles) je n'ai jamais été sensibilisée sur ce sujet.
Ce n'est que maintenant, avec ma fille qui est gauchère, que je mesure l'ampleur de la difficulté pour les gauchers d'apprendre et d'évoluer dans un monde de droitiers.
Alors je vais acheter le livre "Comprendre et accompagner l'élève gaucher"du Dr Galobardès, acheter le kit scolaire spécial gaucher et accompagner ma fille et mes futurs élèves gauchers au mieux dans leurs apprentissages.

20 juin, 2007

A quoi ça sert ?

Voilà, la grande question du moment c'est:
"A quoi ça sert d'être en vacances imposées et non payées, quand on n'a pas les moyens de partir en vacances et la possibilité de travailler " ?

31 mai, 2007

Les 3 Graces


Allez, soyons ridicules en choeur !!!

29 mai, 2007

Mon énigme à moaaaaaaaaaaaaaaaaaa


Et un bonbon pour celui qui trouve qui se cache derrière cette affreuse créature !!!

Kipling

Voici un texte, découvert au cours de mon expérience oedipienne et que je que je trouve extrèmement beau...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;
Si tu sais méditer, observer et connaître

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent;
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.


Tiré de "Tu seras un homme mon fils de Rudyard Kipling.

Version originale

26 mai, 2007

Grande Enigme

Vous voulez revivre le plus grand mythe de l'humanité ?
Comme Oedipe, trouvez les réponses aux énigmes que l'on vous pose.
C'est par là.


( Et si vous avez trouvé la réponse à l'énigme 4, je suis preneuse d'indices :p)
Bah oui, je sais, je suis une blonde moaaaaa !

25 mai, 2007

On ne peut pas tous les sauver ...

Ce qui est terrible pour un professeur, enfin, pour le professeur que je suis du moins, c'est de voir arriver la fin d'année scolaire et d'être assailli d'une multitude de questions, de remords ou de regrets ... De découvrir au détour d'une conversation avec un élève, qui ce matin-là avait besoin de parler un peu de sa vie et de ses souffrances, qu'on est passé à côté de lui pendant toute l'année. Qu'on ne l'a pas vu, qu'on se s'est peut-être pas occupé de lui comme il aurait fallu, qu'on a fait mille et une choses qui nous semblaient plus importantes, mais que si on lui avait consacré, ne serait-ce que quelques heures, à l'aider, l'écouter, lui redonner confiance en lui, on aurait peut-être pu le sauver ...
Mais on ne peut pas d'un coup de baguette magique, en quelques heures ou même quelques mois, pallier les défaillances des parents, mettre fin à 7 ans d'échec scolaire, d'incompréhension, briser l'image qu'ils ont du système scolaire... 110 élèves cette année... J'ai déjà parfois du mal à m'occuper pleinement de ma fille, comment pourrais-je m'occuper pleinement d'eux ?

07 avril, 2007

Petite charmeuse







Dernières photos de la puce ...
Admirez !

Test présidentiel

Qui a dit "Encore un test à la con" ? !
A deux semaines du premier scrutin, faites ce petit test, histoire de savoir avec qui vous avez le plus d'affinités. :)

http://sitoyen.fr/mon-vote-a-moi/mon-vote-a-moi.php

16 février, 2007

Et puis l'homme de Cro-Magnon lui ne se posait pas autant de questions !!!! 2

Dans la série des questions qu'une adolescente pose à son professeur de français :

" Ca sert à quoi la culture ? "

Et puis l'homme de Cro-Magnon lui ne se posait pas autant de questions !!!! 1

Dans la série des questions qu'on se pose un soir, lors d'un dîner entre amis :

" Vit-on plus heureux avec quelqu'un quand il n'y a pas de passion ?"
" La passion rend-elle heureux ? "




16 janvier, 2007

Meilleur voeu

Bon, bon, bon ... Vous aurez remarqué que j'ai tardé à faire un article inaugurant cette nouvelle année 2007. Non pas parce que je n'avais pas le temps de le faire, mais tout simplement parce que je ne savais pas vraiment quoi dire. Enfin si, il aurait été facile de dire " "Bonne année à tous", "Meilleurs voeux et bla bla bla", de sortir une citation à la Yannick, extraite de je ne sais pas quelle oeuvre de je ne sais pas quel auteur connu vivant ou mort ou agonisant, de raconter de façon épique ma soirée de réveillon ( inintéressante au passage), ou une blague de mauvais goût censée détendre l'atmosphère et commencer l'année sous les meilleurs auspices.
Eh bien non ... Je n'avais pas envie de vous sortir ce genre de banalités ... Enfin, notez que ce que je vais vous dire maintenant en est peut-être d'une déconcertante, mais en même temps, cela aura le mérite d'avoir été sincèrement pensé.
Je vous souhaite, à toutes et à tous, le simple bonheur, immense et indéfinissable, que l'on ressent lorsque sa fille chantonne sur un rythme inventé que par elle " Mon grand amour, c'est ma maman " ... Je vous souhaite de ressentir cette année, ne serait-ce qu'une seule et unique fois, cette fulgurance de l'amour inconditionnel et démesuré pour un être cher à votre coeur...
Meilleur voeu.

05 décembre, 2006

Au nom du vrai travail ...

“Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l’homme heureux !”
V. Hugo - Melancholia
Il est étrange, dans notre société actuelle qui prône l'oisiveté et condamne le travail, de trouver ces deux vers d'Hugo cités par ceux-là même qui aspirent à une société fonctionnant sur un travail non obligatoire, un travail passe-temps, optionnel, basé sur la créativité et la passion. Ils citent Hugo et se félicitent de vouloir instaurer le "vrai travail", celui qui consiste justement à ne pas travailler. Ils ne se souviennent pas que le héros de Hugo, Jean Valjean, a reconquis son intégrité sociale en devenant justement chef d'entreprise et en donnant aux pauvres femmes de la ville du travail. Ils ne se souviennent pas que c'est en leur donnant un travail décent, un salaire, des conditions de travail correctes qu'il leur évitait de sombrer dans la détresse la plus noire et faisait aussi prospérer toute une ville qui finissait par le vénérer.
Alors oui, au sens premier du terme, le travail est un instrument de torture, un tripalium... Mais il serait quand même temps de sortir de cette image etymologique du travail et de retrouver sa pleine valeur éthique, sociale et symbolique. Cela me révolte d'entendre des jeunes traînant les pieds encore à l'école, ou même des personnes d'un certain âge réclamer une vie sans travail, une vie oisive, faite de loisirs et de passions en tous genres, une vie sans contraintes laborieuses, où tout ne serait que nonchalance et volupté...
Pourquoi cela me révolte-t-il ? Qui va aller aux champs cultiver leurs légumes de la journée? Qui va élever les veaux, vaches, cochons pour leur subsistance ? Qui va confectionner leurs vêtements? Produire l'électricité dont ils ont besoin? Purifier leur eau ? Evacuer leurs déchets? Eduquer leurs enfants? Confectionner console de jeu, ballons, raquettes de tennis et autres joyeusetés pour leur plus grand plaisir ?
De pauves types, qui eux devront se lever tous les jours pour satisfaire les besoins et envies de messieurs dames les oisifs ... Ces mêmes oisifs non productifs qui en échangent donneront quoi ? RIEN.
Ce système porte un nom : l'esclavage.
Prôner l'oisiveté, c'est prôner l'esclavage! C'est revenir au système des sociétés antiques qui ont institué l'esclavage non comme un moyen de se procurer de la main-d'œuvre à bon marché, non comme un instrument d'exploitation en vue de faire des bénéfices ; mais comme une tentative pour éliminer des conditions de la vie le Travail. Plus vous voulez faire disparaître le travail, plus vous créez des esclaves.
Cela me révolte, 200 ans après l'abolition de l'esclavage, d'entendre le discours ambiant, de gens qui n'ont jamais travaillé, qui ne veulent pas travailler, qui n'ont aucun sens de l'effort. Cela me révolte de voir qu'ils ont perdu de vue que toute société ne peut fonctionner sans travail au risque sinon de retourner à l'âge de pierre où les femmes passaient leur temps à s'occuper du foyer et les hommes à chasser et défendre le territoire pour la survie de la tribu ou à l'âge antique où des esclaves travaillaient sans répit pendant que les oisifs s'adonnaient à leurs passions.
Le travail de tous est la garantie de la liberté sociale et individuelle. Chaque citoyen a le devoir de participer à la vie laborieuse de la société, d'échanger du temps et de l'énergie pour la bonne marche de la société. Il ne doit pas y avoir ceux qui travaillent et ceux qui s'amusent, tout citoyen doit pouvoir travailler et s'amuser dans un principe d'échange et de solidarité. On échange des énergies, des services, du travail. J'enseigne aux enfants du paysan, ouvrier, médecin, éboueur, boulanger, policier, électricien, comédien, pendant que leurs parents nourrissent, soignent, créent, nettoient, produisent, divertissent... Nous participons par notre travail à la bonne marche de notre société.
Que ceux qui ne veulent pas travailler, échanger se retirent ... Je les invite dans leur coin de campagne, à cultiver leurs champs, nourrir leurs bêtes, tisser leurs vêtements 20 heures par jour ...

30 novembre, 2006

Hiroschima mon amour

Plus le temps passe, plus je me rends compte que mon histoire personnelle ressemble étrangement aux histoires des autres. J'entends des histoires de femmes trentenaires qui à l'arrivée du premier enfant bouleversent complètement leur vie. Elles ne se sentent plus bien dans leur couple, commencent à aller voir ailleurs, tombent amoureuse d'un autre que leur mari, et finissent par le quitter... Et toute leur famille ne comprend rien à ce chamboulement, la traite de folle, s'interroge sur sa santé mentale...
La venue du premier enfant semble être dans la vie d'une femme une étape décisive, la maternité l'obligeant à se remettre en question en tant que femme et épouse. Comme si l'intégration de son statut de mère demandait à redéfinir tous les autres statuts et à se repositionner, mettant ainsi en péril son couple si celui-ci n'a pas de bases solides ou est incapable de s'adapter à la nouvelle situation.
Pour l'avoir vécu, je pense aussi que l'arrivée du premier enfant fait remonter des traumatismes d'enfant, des non-dits, des failles dans la construction de notre identité. En somme, l'arrivée de l'enfant déclenche un cataclysme psychique, et nombreuses sont celles qui n'arrivent pas à le gérer et qui voient leur vie, leurs principes et leurs repères exploser.
Après, il faut juste du temps pour arriver à gérer la crise, analyser les raisons du cataclysme, reboucher les failles et se reconstruire...

14 novembre, 2006

Ne le dis à personne

Quand Guillaume Canet est apparu pour la première fois devant mes yeux ébahis, je fus époustoufflée. J'ai adoré sa gueule d'ange, son regard coquin, ses cheveux en bataille, son sourire craquant, son air de gamin adolescent. Rha la la....
Quand dimanche je suis allée voir son film: "Ne le dis à personne", j'ai été tout autant époustoufflée. J'ai adoré la performance des acteurs, l'histoire, le mélange subtil de suspense, émotion, thriller et comédie.
Voilà donc mon conseil cinématographique du moment : allez voir ce film. Il vaut le détour et vous découvrirez que ce jeune réalisateur à la si jolie frimousse est un réalisateur hors-pair.

04 novembre, 2006

Yannick a détesté ...




Sooo en rousse .... et vous ?

19 octobre, 2006

De l'hypocrisie des hommes

Bon, c est un post à chaud .. parce que là, je commence à en avoir ras le bol de cette hyprocrise masculine à la con qui fait dire à ces messieurs qu'une femme que l'on voit avec un homme différent chaque mois est une salope qui se "donne" facilement ...
Au nom de quoi le mâle aurait-il le droit exclusif d'avoir femme et/ou maîtresses de passage, d'enchaîner les conquêtes et de passer ainsi pour un séducteur, Dom Juan respecté pour sa capacité à charmer et séduire? Au nom de quoi une femme qui a un copain différent chaque mois, voire même chaque semaine, serait forcément une salope, une femme facile ? Ce qui est valorisé d'un côté est un acte dégradant de l'autre ?
Pourtant, j'en connais des hommes qui ont une femme différente chaque vendredi soir dans leur lit, qui en ont eu 5 en 3 semaines, ou qui totalisent une bonne 150 aine en 3 ans ... Mais eux, quand on les croise en boîte, au café, en ville avec une fille différente de celle avec qui on l'a vu 10 jours avant, on sourit, on trouve ça normal, on se dit même " Whaouaah, dingue, comment il fait ? C est un vrai tombeur celui-là ".... Mais alors, la femme qui ose avoir plus de deux .. trois amants en un an est une femme scandaleuse, salope au possible ...
Mais bizarrement, ceux qui disent cela sont justement ceux qui n'ont pas atterri dans le lit de la dite salope ...
Fierté masculine qui conduit à renier ce qu'on a désiré et qui ne voulait pas de soi ? Excuse fallacieuse pour ne pas avouer qu'on a échoué dans l'exercice de séduction?
Il serait temps de réaliser qu'une femme peut avoir une vie sexuelle, épanouïe, enrichissante, pleinement assumée, que si elle se donne, ce n'est jamais facilement, mais qu'elle a choisi ses partenaires, qu'elle maîtrisait ses envies, ses besoins, sa relation, que c'est son choix de vie.
Donc non, je n'ai pas couché avec tous les hommes qui ont croisé ma route et à qui j'ai pu plaire, non je n'ai pas couché avec une foule innombrable de mâles,( d'ailleurs qui parmi vous a eu le privilège de m'avoir dans sont lit ? peu ... très peu même).
Alors oui, pendant un an je ne me suis pas cachée d'avoir des amants différents ( 15 au total pour ceux qui se demandaient ...), j'ai assumé mes choix et mes envies, j'ai finalement tenu vaillamment le drapeau de la femme libre, consciente de sa sexualité, assumant tous ses choix et son mode de vie, cette nouvelle génération de femmes modernes, vues dans Sex and the city, qui revendiquent le droit d'être sexuellement libres sans pour autant être des salopes.

20 septembre, 2006

121



C'est le nombre de points qu'il m'aurait fallu l'année dernière pour retrouver enfin mon sud natal.











J'en ai 180 cette année, j'ai espoir :)

18 septembre, 2006

Je suis une extra-terrestre

Oui, j'avoue, je viens d'une autre planète, ou plutôt, pour être exacte, JE SUIS moi-même une planète entière. Je suis un autre monde, un autre univers, j'ai mon fonctionnement bien particulier, qui me fait décrocher du monde réel très facilement. Je dirais même que j'ai besoin de ces décrochages quotidiens pendant lesquels je retrouve ma petite planète. Un bouquin, quelques heures de jeu, une sieste à l'ombre d'un pin, une promenade silencieuse au-dessus des falaises, les experts lovée dans un canapé, tels sont les multiples décrochages quotidiens que je m'octroie égoïstement.
Et tant pis si aux yeux des gens, je suis d'une autre espèce, de celle qui surprend, qui déconcerte, qui irrite car les évènements de la vie réelle m'atteignent peu ou en tous cas semblent me faire peu d'effet. Quand ma soeur crie, râle, hurle, pleure, moi je reste impassible et de marbre, car j'ai derrière, intact encore, tout mon univers. Quand la vie m'agresse de ses multiples incidents, je me retire dans ma bulle intemporelle, je décroche pour revenir à la réalité quand je m'en sens prête. Telle est Sophie, cette petite planète étrange... Aux nombreux satellites, à la géographie si particulière, au fonctionnement si singulier.
Pourtant, j'exerce un métier qui est en lien direct avec le réel, qui me demande chaque jour d'être raccrochée au monde tel qu'il est. Je ne suis pas une bureaucrate cachée derrière son écran d'ordinateur, ni une artiste cloîtrée dans son atelier, ni une scientifique mariée à ses tubes d'essais ... Je suis en contact en permanence avec des gens bien réels, avec une réalité bien présente, avec des problèmes bien réels à régler et un savoir bien réel à transmettre, des relations humaines bien réelles à vivre au quotidien.
J'ai une fille, un immeuble à gérer ... Je suis de plain pied dans la réalité du monde, beaucoup plus d'ailleurs que d'autres qui se croient "normaux" parce qu'ils bossent 40h par semaine ( Ohhh ces profs qui ne travaillent que 18h ...) , qu'ils lisent Marie-Claire ou Jeune et Jolie, qu'ils font du shopping tous les samedis en ayant ainsi l'impression de VIVRE...
Où est donc alors la normalité du monde ? Ou est l'extraordinaire ? Et si je suis une extra-terrestre, n'êtes-vous pas alors des Mulder et Scully, n'êtes-vous pas vous aussi des personnes étranges et insaisissables ?

28 août, 2006

En attendant les deux prochains articles serieux ...


Je vous laisse fantasmer :p

07 août, 2006

Intox de la cox!

Rhaaaaaaaaaaaaaaaa, je vous laisse découvrir la chose :

http://mcfly87.blogspot.com/

27 juillet, 2006

Bonheur simple


























L'alchimiste

Relecture de ce livre que j'avais adoré à l'époque de sa sortie et que j ai redécouvert au fond d'un carton chez mes parents.
Petit conte philosophique qui permet une réflexion sur la vie, le destin, l'amour et l'être au monde.
Un excellent moment passé, avec cette impression étrange qu'il n'avait été écrit que pour moi tellement il résonnait de vérité en ce mois de juillet caniculaire.

"L'Amour, en aucun cas, n'empêche un homme de suivre sa Légende Personnelle. Quand cela arrive, c'est que ce n'était pas le véritable Amour, celui qui parle le Langage du Monde."

" Si ce que tu as trouvé est fait de matière pure, cela ne pourrira jamais. Et tu pourras y revenir un jour. Si ce n'est qu'un instant de lumière, comme l'explosion d'une étoile, alors tu ne trouveras rien à ton retour. mais tu auras vu une explosion de lumière. Et cela seul aura déjà valu la peine d'être vécu."

25 juin, 2006

L'autre ne m'appartient pas

Pour la grande possessive que je suis, arriver à cette évidence et l'accepter tient au miracle.
Et encore, j'ai toujours considéré que si l'on aimait vraiment quelqu'un, il fallait le soutenir dans ses choix, même si ceux-ci étaient contraires à ce que nous, égoïstes, nous souhaitions... C'est ainsi qu'à 19 ans, j'avais laissé mon futur-ex-mari rentrer dans l'armée et prendre le risque d'être affecté dans une caserne au fin fond de la France, et donc de le perdre.
Quand on aime ou qu'on apprécie vraiment quelqu'un, la seule préoccupation que l'on doit avoir, c'est de le voir heureux. Même si ce bonheur ne nous inclut pas, même si ce bonheur nous l'enlève et le fait partir loin. On l'aime et on veut que l'autre réalise avant tout ses rêves et s'épanouisse dans ce qu'il fait.
Je le vois au quotidien avec Chloé. J'aime ma fille, et je sais qu'un jour, elle sera complètement autonome, et cherchera son bonheur ailleurs qu'auprès de moi. Je l'élève d'ailleurs tous les jours dans ce sens-là; je lui apprends à être autonome, à s'épanouïr, à être heureuse, je la prépare à " voler de ses propres ailes " d'ici une quinzaine d'années.
Mon bonheur, c est de la voir épanouïe et heureuse. autonome et libre.
Mais ce qui est valable pour ses enfants, le devient bien moins quand il s'agit d'une autre personne. Pourtant, cela devrait être la même chose, la même conscience que l'autre ne m'appartient pas et que si je l'aime vraiment, il faut le laisser partir, si tel est son bonheur.
Je me suis alors demandé pourquoi ce qui nous semblait évident pour ses enfants, ne l'était plus pour un adulte qu'on aimait ou appréciait...
Je pense que la grande différence réside dans la conscience que l'amour que notre enfant nous porte est éternel, permanent; qu'on ne le perdra jamais tout à fait, car le lien parental est puissant et que cet enfant est lié à nous jusqu'à la fin de notre vie. Alors, on accepte de le voir partir, parce qu'on sait, certes, que c'est le cycle naturel de la vie, mais aussi parce qu'on sait qu on ne le perdra jamais définitivement.
Alors qu'avec un adulte qu'on aime et qu'on laisse partir, on sait très bien le risque qu'on encourt: le perdre à jamais, le voir définitivement disparaître de notre vie.
Mais l'autre ne m'appartient pas, je n'ai aucun droit sur lui, pas le droit de lui demander de rester, de sacrifier son épanouissement pour mes envies égoïstes, pas le droit de lui imposer mes choix au détriment des siens.
Je serai la première à pleurer, mais aussi la première à l'aider à faire ses valises et à l'amener au train ou aéroport...
Sooo, celle qui comprend tout avec 2 ans de retard ...

20 juin, 2006

Paroles

"Maman, pourquoi tu pleures? Tu veux papa ? "


"Il n'y a que les bébés qui pleurent, pas les mamans "

19 juin, 2006

Stand by me

J'ai découvert ce film depuis peu et je l'ai trouvé sublime. Les acteurs, des ados de 13 ans sont absolument grandioses, l'histoire est simple et fourmille cependant de détails qui ont tous leur importance, et vous emmène petit à petit dans cette époque charnière où l'enfance cède la place à l'age adulte, où l'on découvre la mort, la peur, la vengeance, la rancune, le chagrin, mais où on apprend aussi à grandir et à surmonter ses peurs.
Ce film est une adaptation d'une nouvelle de Stephen King, L'automne de l'innocence-Le corps, superbement bien écrite, et qui m' a montré que cet auteur n'était pas qu'un simple auteur de récits fantastiques, mais qu'il était aussi capable de maîtriser le récit réaliste, intimiste, qui parle de moments simples et vrais, mais fondamentaux.
Ce qui est étrange, c'est que je viens de comprendre ce matin pourquoi j'aimais autant ce film, pourquoi il résonnait tant en moi et me "parlait"... Je l'ai découvert ce matin en finissant de lire le mémoire de master d'une collègue d'anglais. Voici ce qui était écrit en conclusion :
"Vivre, c'est apprendre à perdre. C'est l'idée majeure qui sous-tend L'automne de l'innocence-Le corps. A l'heure des bilans, à l'issue de leur excursion dans la forêt de Harlow, qu'ont gagné Chris, Gordon, vern et Teddy? Ils ont perdu leur innocence, leur amitié et laissé derrière eux une grande partie de leur jeunesse; ils ont intégré le monde des adultes et sont devenus mûrs mais au pris de la fraîcheur et de la naïveté de l'enfance; ils ont gagné en courage (face à Chopper, aux voyous, à la mort matérialisée par le cadavre de Ray Brower) mais au prix de nombre de leurs illusions. Le résultat de leur initiation est l'agrégation au monde des hommes mais ce monde nouveau n'est pas source de joie, il est à l'image de l'existence:
"Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins.
Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants" ( M. Pagnol, le Château de ma mère) "
A voir absolument.

09 juin, 2006

Magie de l'intimité

Non, non, ce ne sera pas un article qui parlera de sexe!
Parce que, finalement, l'intimité n'est pas une chose sexuelle. On croit souvent que c'est parce qu'on connaît la taille du pénis de quelqu'un, ou l'emplacement de son tatouage-au-dessus-de-l'aine-gauche qu'on est intimes. On croit qu'on connaît les gens et qu'ils livrent leur intimité quand ils vous racontent leur journée, leur dernière rencontre ou qu'ils vous montrent leur dernier achat... Mais ce n'est pas cela l'intimité.
Etre intimes, c'est quand soudain, au détour d'une conversation, l'autre vous livre une de ses fêlures, une de blessures, de celles qui font mal et qui font ce que l'autre est. Et tout à coup, s'installe alors un silence, lourd de sens, avec cette sensation magique que vous venez de frôler du doigt, "du bout de l'âme", l'autre en face de vous.

02 juin, 2006

Delicatesse musicale

28 mai, 2006

Humeur poétique

Que serais-je sans toi


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façonJ
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement


J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement


Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Aragon

Mon plus beau cadeau...




17 mai, 2006

Pour Gérald

Bon, après les citations à la manière de Yannick, le clin d'oeil pour Bertrand, les photos de Chloé pour Bib, voici le cadeau pour Gérald :)


Aucune route terrestre ne peut vous offrir le mystère de la mer. Où que vous alliez, par voie de terre, même par les sentiers les plus risqués, les pistes les plus infestées de pillards, partout votre pied trouve la continuité d'un sol. La mer, elle, vous impose toujours une rupture et lorque vous appareillez, vous laissez sur la côte votre sécurité, votre passé.



C'est aussi pour cela que j'aime ce que je fais. J'avais demandé à mes élèves de trouver un passage d'un roman sur le thème du voyage ... et voici le texte que m'a proposé une d'entre eux... Bon, je ne sais pas si c'est vraiment elle qui l'a choisi, ou un de ses parents, mais le passage est très beau et extrait de Sindbad le marin, de J. Cassabois.

12 mai, 2006

Pour Bib








10 mai, 2006

31



"C'est entre trente et trente et un ans que les femmes vivent les dix meilleures années de leur vie." Sacha Guitry

Bon, et en cadeau, vous vous cotisez: je veux le monsieur en haut :)

09 mai, 2006

Un joli compliment

Hier je crois avoir reçu le plus sympathique compliment qu'on ait pu me faire. Un ami, le "motard fou" que je connais depuis quelques jours à peine, mais qui est en passe de devenir un très bon ami, je n'en doute pas, m'a dit hier que j'étais une "Sharon Stone en puissance".
Voici ce matin la réaction de Gérald : "une Sharon Stone en puissance ? pour du compliment c'est clair que c'est du compliment... enfin disons qu'elle représente le fantasme par excellence, intelligence très supérieure à la moyenne, business girl, maman exemplaire, femme qui affiche sa cinquantaine avec ses rides, bref THE femme lol"

Tiens, je suis toute fière de moi là :)

Ca fait du bien à la veille de ses 31 ans ...

03 mai, 2006

Ivresse de la vie

J'essaie de travailler un peu en ce mercredi après-midi ( unr fois n'est pas coutume) et je découvre ce texte magnifique de Baudelaire...


Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge vous répondront : "Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! de vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."


Charles Baudelaire, petits poèmes en prose.

01 mai, 2006

Instant de bonheur


Les photos, c'est comme les chansons: chacune a son histoire et résonne en nous de multiples façons. Un moment particulier, des personnes particulières, une intensité ...
En revoyant cette photo, je suis émue, car elle me fait me souvenir d'un jour béni qui rassemblait des êtres chers à mon coeur et d'une certaine idée du bonheur: simple, frais et insouciant.

27 avril, 2006

Tests à la con

Bah voilà, encore une période de remise en question sur ma blondeur légendaire et du coup, Yannick m' a trouvé un site gratuit pour évaluer notre Q.I.
Résultat : bah, comme d'hab, j'oscille entre le 105 et le 115. Rien d'extraordinaire, comparé aux 130 et 150+ que les hommes qui croisent ma route et que j'apprécie atteignent ...

24 avril, 2006

Vivre, c’est apprendre à perdre, à mourir un peu

Les anthropologues/paléontologues sont d'accord pour affirmer que la notion d'humanité est liée à l'apparition des rites funéraires dans la société primitive, apparition coordonnée elle aussi avec la naissance du langage; le nom propre laissant ainsi une trace du royaume des Morts dans le royaume des Vivants. Les rites funéraires sont une étape capitale, voire incontournable, dans l'accomplissement du deuil et l'acceptation de la mort. C'est parce qu'il a conscience de sa mortelle condition et du temps qui passe, que l'homme est homme. Et chaque perte, chaque deuil vécu, le ramène à son humanité fondamentale et chaque deuil surmonté doit lui permettre d'avancer à nouveau. Quand il n'arrive pas à surmonter cette étape essentielle, l'homme n'arrive plus à vivre.
De façon plus générale, notre vie d'homme est parcourue d'une multitude de deuils, de "petites morts" plus ou moins importantes, plus ou moins fondamentales, à des niveaux divers, et nous devons à chaque fois les surmonter pour pouvoir avancer.
La mère apprend ainsi à se séparer de son enfant resté 9 mois dans son ventre, l'enfant apprend à se séparer de sa mère, puis de ses parents pour voler de ses propres ailes. On doit aussi accepter de perdre de vue des amis, de déménager, de quitter ses amis d'école, puis de collège, de lycée, de fac ; on doit accepter de quitter son statut d'enfant pour devenir adulte, on doit apprendre à surmonter ses déceptions amoureuses. Chacun de nous adopte alors des stratégies différentes, met en place ses propres " rites funéraires" pour tenter de surmonter l'épreuve et faire son deuil: brûler des photos, des lettres, sortir, se donner de nouveaux projets, dévaliser les magasins de vêtements et chaussures ...
Le deuil est donc au coeur de notre éducation sentimentale. D'ailleurs, Flaubert l'a bien compris: son Frédéric Moreau achève enfin, après 27 ans et 500 pages de récit, son éducation sentimentale le jour où il arrive à renoncer à sa passion pour Madame Arnoux pour éviter de "dégrader son idéal". Ainsi, le jeune homme fumera-t-il une cigarette, la femme aimée le baisera au front chastement et se coupera une mèche de cheveux ... Rituels funéraires qui accompagneront la séparation des deux amants.
Chacune de nos vies est donc un douloureux, mais nécessaire, apprentissage du deuil. On apprend à aimer, à rêver, mais aussi à perdre les gens à qui on était attaché, les rêves qu'on a pu formuler. On apprend ainsi que la vie n'est qu'une succession de petites morts quotidiennes, que chacun surmonte, à son rythme, avec ses propres armes, plus ou moins bien aiguisées.

15 avril, 2006

Concours photo

Et voilà, je fais participer ma louloute au concours photos de Wanadoo. Alors, si vous avez envie de lui offrir un superbe écran plasma pour pouvoir regarder ses dessins animés, allez voter :)

Vote





J'ai aussi convaincu Gérald d'y participer avec sa sublime photo et je suis sûre qu'il a toutes ses chances :)


06 avril, 2006

Proposition indécente

Il ne s'appelle pas Robert ( Notez, ça tombe bien, je ne m'appelle pas Demi), mais qu'est-ce que j'aime sa proposition de vacances!

Voilà ce que ça donne:


Bon parlons peu mais parlons bien, voilà ce qui m’est passé par la tête pour ta virée Toulonesque, suivons cela en images :

1)




Bon je te propose le port de Bandol comme première escale, pas très original mais au moins le matin c’est un endroit tranquille où tu peux paisiblement prendre ton café en terrasse sans trop de bordel autour. Allez viens maintenant je t’emmène faire un tour à Cassis…


2)


Ce resto s’appelle La Presqu’île, si je t’en parle c’est parce que je l’ai testé, tout y est excellentissime, et c’est rien de le dire, tu manges face à la mer, au bout de la calanque de Port-miou. Pour la table je déconne pas lol !

3)


Après le repas une bonne balade sur le calcaire et enfin se poser un peu sous la fraîcheur d’un pin, que demande le peuple ? nous n’avons toujours pas bougé de Cassis.

4)

C’est le fond de la calanque de Port-Miou, les mulets et parfois un loup qui se mêle à la fête mangent les bouts de pain que tu leur lances, j’aime bien cette petite plagette, tu retrousses ton pantalon, tu t’allonges en laissant traîner tes pieds plein de doigts dans la flotte… et là tu es sur un petit nuage, plus rien n’existe à part des fois une putain de mouche qui rompt le silence… arf !

5)


Et oui après tant d’activités toutes plus éreintantes les unes que les autres, quittons un peu Cassis et allons finir l’après-midi au bout de la calanque de Port-d’Alon, à Saint-Cyr, où tu pourras enfin l’avoir ta partie de pêche, ce lieu et resté assez sauvage, j’aime beaucoup le calme qui y règne, enfin hors week-end et hors saison évidemment.

Bon voili voilou, j’espère pouvoir caresser l’espoir que tu serais positivement sensible à une journée comme celle là.

Qu’en penses-tu ? je te laisse réfléchir, gros bisous miss à bientôt.

Gérald.

04 avril, 2006

Petite philosophie parentale

Depuis quelque temps, je me dis que je suis réellement chanceuse. J'ai 30 ans, j'ai connu les joies du mariage, les déboires du divorce, un amour sage, un amour passionnel, j'exerce un boulot que j'adore, choisi par réelle vocation et qui, de plus, m'est assuré à vie, je suis suffisamment sympathique pour attirer les hommes qui me plaisent, et surtout ... j'ai un enfant et, ça, à trente ans, ça change tout.
En effet, depuis quelque temps, je croise des jeunes femmes de mon âge, célibataires ou plus ou moins en couple, et qui ne désirent qu'une seule chose: être mère, connaître le délice suprême de la maternité, aimer un être à qui on a donné la vie, et être aimée en retour. Certaines attendent patiemment celui qui sera élu comme paternel, d'autres se demandent si elles ne devraient pas prendre le premier venu un soir, et hop, ni vu, ni connu, un enfant pour soi toute seule, fait comme une grande.
Et la, je dis : Non, mais, ça va pas ?
Un enfant, c'est génial, magnifique, ça vous fait vibrer d'un amour inconditionnel et pur ... mais ce n'est pas un objet que l'on va acquérir égoïstement et qui va meubler notre existence, plus ou moins banale. C' est un partage, d'amour, de désir, de vie aussi, car, quoi qu'il arrive, vous êtes à jamais lié avec la personne avec qui vous avez eu cet enfant. Celui-ci sera un témoin indélébile de votre vécu, de votre passé, de votre couple. Vous en serez tous les deux responsables jusqu'à la fin de votre vie, même si vous finissez par vous détester. On ne peut décemment pas faire un enfant avec le premier venu et s'aliéner toute sa vie à un être qui aura juste, le temps d'une nuit, servi notre appétit maternel. Quand je regarde ma fille, j'y vois 10 ans de ma vie, j' y vois aussi le souvenir de mon premier grand amour et même si mes choix furent ce qu'ils sont, je ne renie pas ce vécu-là, et j'en suis même extrêmement fière.
En même temps, me direz-vous, si vous faites ça avec le premier venu qui ne saura pas qu'il sera père 9 mois plus tard, vous ne signez aucun acte d'aliénation à vie... Mais faites, voyons, prenez le risque de foutre votre vie en l'air sur une simple pulsion maternelle. Prenez le premier inconnu dans la rue après vous être assurée que vous étiez en pleine phase d'ovulation, et hop, allez-y gaiement, sans capote... Vous avez des tendances suicidaires, et rien que pour cela, je vous déconseille de faire un enfant...
Plus sérieusement, je crois qu'il vaut mieux vivre sans enfant, que d'en faire un à n'importe quel prix et n'importe comment. Même si on opte pour l'adoption ou l'insémination artificielle, le désir d'enfant se fait à deux. Quelles que soient nos préférences sexuelles et l'évolution de notre couple, c'est un acte qui nous engage et nous lie pour la vie entière. On devient parents à deux, et non seuls.

30 mars, 2006

Femme nue, femme noire

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

Femme noire, femme obscure

Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.


Femme nue, femme noire

Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.



Leopold Sedar Senghor
Puissance du chant poétique qui fait de la femme noire l'éternelle inspiratrice, sauvage beauté charnelle, mélange sublime d'ombre et de lumière. Femme Aimée au coeur du poème accédant par une simple majuscule au Divin.

28 mars, 2006

Printemps, hormones et phéromones

Je vais encore faire hurler mes deux Yannicks préférés, mais j'ai envie d'aborder une fois de plus les notions assez nébuleuses d'astrologie et de compatibilité zodiacale.
Le printemps, c'est la saison que j'adore plus que tout au monde. Le temps se radoucit, il fait beaucoup plus beau, sans faire chaud, la nature se réveille doucement. Je peux profiter de la luminosité, de la douceur de l'air, de mes fleurs qui poussent. Je m'émerveille devant tout cela, en buvant ma tasse de thé et en me disant qu'enfin, pendant deux mois, je vais être dans mon élément. Je me sens bien, pleine de vie et d'énergie. Je revis, au rythme même de la nature.
Que voulez-vous, je suis une vraie femme taureau. Bon, je sais, vous allez dire que le printemps fait cet effet-là à tout le monde, mais non, moi je sais que c'est MA saison, celle de ma naissance, celle de ma renaissance annuelle.
Du coup, je me sens bien, en pleine puissance vitale et là ... gros coup d'hormones... Normal, les taureaux sont nés sous le signe de Vénus :
Gouverné par la planète Vénus le natif du Taureau est de nature sensuelle, romantique et possessive. Ce terrien accorde une grande importance à l'amour, mais la jalousie va de pair avec sa possessivité.Très attirés par le sexe opposé, le Taureau sait être gai tout en restant calme et sait se faire apprécier pour sa gentillesse. Malgré sa lenteur et son entêtement il tient beaucoup à une vie affective intense et durable.
J'écrivais il y a quelques jours que je voulais retrouver de la passion, de l'emphase, vibrer à nouveau ... Chose faite... Et c'est assez énorme. Et forcément, monsieur est un taureau ! Hannnnnnnn, un pur taureau, un vrai de vrai ( et c'est pas lui qui me contredira). Alors, quand deux taureaux se rencontrent, au printemps, au moment même où ils sont en pleine possession de leurs moyens hormonaux et phéromonaux ...
La femme Taureau recherche avant tout la sécurité matérielle et le confort du foyer. Dévouée et fidèle elle fait une bonne épouse et mère de famille mais aussi une excellente fille de joie (<........... J''adore cette phrase !). Séduisante et sensuelle, cette femme de tête est jalouse et possessive.
L'homme Taureau est sensuel et très sexuel. Il ne passe pas inaperçu auprès du sexe opposé. Patient et réfléchi, il se révèle très sélectif dans son choix d'une partenaire.
... Ca fait quelques réactions atomiques et anatomiques !
Cependant, astrologiquement parlant, la femme taureau vivra le parfait amour avec un homme vierge, scorpion ou capricorne. ( Là, j'en vois déjà qui reprennent espoir :p) Elle peut tenter sa chance avec un homme taureau ( hannnnn) , poisson ou cancer. Mais doit fuir absolument tout homme lion ( Tiens, ça me console) ou verseau.
Je garde quand même aussi une préférence pour les béliers, signe printanier, têtus, fonceurs et bêtes à cornes comme moi.

26 mars, 2006

Femme à lunettes, femme à ... ?

Hier soir, sortie entre amis...
Comme j'avais les yeux explosés de ma soirée et surtout de ma nuit de vendredi, comme je n'avais pas spécialement envie de séduire et d'apâter le mâle en rut, j'ai mis ... une petite jupette tout à fait normale, un petit haut tout à fait normal aussi, et ... mes lunettes ... He bien, je n'ai jamais été autant dragouillée, alors que justement j'avais mis mes lunettes pour éviter toute tentative d'approche masculine.
Aux dires du premier spécimen qui m' a abordée, les lunettes me donnent un " air coquin". Serait-ce le fantasme de la secrétaire coquine, celle qui vous apporte votre café en petite jupette droite et passe sous votre bureau juste après, qui pointerait son nez ? Ou serait-ce le contraste harmonieux de ma monture assez sombre avec mes cheveux blonds qui mettrait en valeur mon teint quasi-parfait et la courbe délicate de mon visage ovale? ( Faut pas trop me draguer en boîte, après je me crois irrésistible et je fais des envolées lyriques dominicales)
J'ai du mal à comprendre en fait ce qui a pu déclencher le phénomène d'approche... Moi qui, depuis que je suis ado, ne supporte pas mon image de binocleuse. Cela vient du jour où mon petit copain de 15 ans m' a quittée quand il m' a vue débarquer pour la première fois avec mes lunettes ... Traumatisme profond, qui m'a marquée à tout jamais et qui a fait que j'ai alors toujours séparé le Sooo à lunettes, sérieuse, studieuse, inapprochable, de la Sooo sans lunettes, avec ses yeux en amande, son sourire et jouant son rôle de séductrice. Dualité sur laquelle j'ai toujours joué, confortée d'ailleurs par l'attitude des garçons/jeunes hommes de l'époque. Je me souviens d'une soirée en boîte, alors que j'avais dans les 18 ans, un type m'aborde et me dit "Tu serais superbe si tu n'avais pas tes lunettes".
Je crois que j'ai maudit pendant des années entières les hommes qui s'arrêtaient à cette barrière fonctionnelle... me disant que derrière la monture, les yeux, le visage, le corps, la personnalité restaient les mêmes, et plus trivialement, qu'une fois au lit, j'enlevais les lunettes et qu'on découvrait alors mon véritable visage. J'ai apprécié et remercié les hommes qui ne se sont pas arrêtés à cela, j'en étais même arrivée à créer "l'épreuve de la monture". En gros, le type était un type bien quand il ne fuyait pas en me voyant arriver avec mes grosses lunettes. C'était devenu mon test d'intelligence masculine.
D'où interrogation profonde de ma part suite à la soirée d'hier. Mes lunettes seraient-elles devenues une arme de séduction ultime? Pourtant, elles n'ont rien d'extraordinaire. Au fil des années, elles se sont même épaissi considérablement. Et comme les verres sont très épais, la monture est très épaisse aussi. Donc, rien de folichon, rien de léger, fluide, vaporeux. Mais, apparemment, ça plaît ... Va savoir Charles ...
Ne dites pas que c'est moi qui ai changé de comportement ... Hier soir, je n'étais vraiment pas d'humeur à charmer et je n'ai rien fait pour. Par contre, il se peut que, ayant gagné pas mal d'assurance ces derniers temps, affichant aussi un visage décontracté, heureux, épanoui, je puisse plaire davantage à 30 ans qu'à 20.
Enfin, toujours est-il qu'il serait temps que je fasse la paix avec mes vieux fantômes de 15 ans et mon état de binocleuse; que j'arrive enfin à assumer cet appendice oculaire et que je comprenne que ce n'est pas un obstacle, mais bien un possible accessoire de séduction.

22 mars, 2006

Vibration

Du bout de l'âme murmurer,
Tout doucement, dans un soupir,
Cher à mes lèvres, objet aimé,
Que je ne suis plus que désir...

De m'endormir auprès de toi,
D'être bercée par ta douceur,
Et en silence dans tes bras,
Vibrer encore près de ton coeur.

19 mars, 2006

J'ai oublié ce que j'étais...

Depuis quelques temps, un certain malaise affectif s'est installé dans ma vie, car je ne suis en fait pas satisfaite de ce que je vis et j'en ai oublié ce que j'étais fondamentalement: une passionnée, intuitive, aimant vivre les choses de façon intense, authentique, instantanée, fonctionnant sur des coups de coeur et de tête.
Donc oui, ma vie en ce moment manque cruellement de passion, de mouvement, d'emphase. Je vis parfois quelques moments fantasques, drôles, incongrus et particulièrement rafraichissants, mais pas au point de me faire vibrer... Même mon horoscope de samedi l'a bien senti :
Mercure est en harmonie avec votre Saturne natal : Vous vivez une relation amoureuse qui n'a pas l'air de vous convenir. Vous aurez besoin de vous épanouir et de mettre un peu plus de passion dans votre univers intime.
Mais peut-être qu'au final, je suis dans une impasse profonde. Je veux de la passion et en même temps, je refuse toute idée d'engagement, de long terme, annonçant clairement que de toutes façons il n'y a qu'un seul être cher à mon coeur. Mais ne peut-on pas s'engager avec passion dans une relation que l'on sait sans issue ? A-t-on besoin vraiment de se projeter dans l'avenir pour vivre à fond une relation ?
Ma recherche, aux dires de certains, semble absolument impossible ... Comme si je voulais le beurre, l'argent du beurre et le crémier ( enfin, si le crémier est grand, brun aux yeux bleus avec de jolies fesses je suis preneuse :p). En même temps, je ne me vois pas vivre en recluse, en nonne ( désolé, mais l'abstinence, je n'y arrive pas ...) et j'ai besoin encore de découvrir, de vivre de nouvelles relations pour que chacune, petit à petit, me construise ...
Il me semblait que la passion etait subie ( je rappelle que c'est de la même famille que " passif", "passivite") ... Qu'on ne choisissait pas de la vivre ou de ne pas la vivre, qu'on la vivait, point. Que peu importait l'issue, ou la non-issue de la relation ... Vous refuseriez de vivre passionnément une relation avec quelqu'un à qui il ne reste que 3 mois à vivre ? Avec quelqu'un qui va partir à l'autre bout du monde ? Tout cela parce que ... c'est sans issue ? Je serai plutôt du côté : vivons ce qu'on a à vivre, dans le moment présent, le plus intensément possible...
Alors voilà ... Je veux à nouveau être en adéquation avec mon côté passionné et intuitif ... Exit les non-vibrations et les pertes de temps.

Ma méditerrannée me manque

















Il fait un temps superbe, le moral est presqu'au beau fixe, et ce temps-là fait naître en moi une pointe de nostalgie. Ma mer, mon mistral, mes cigales, les pins, les ifs, la douceur de l'air et la sècheresse du sol, tout cela me manque atrocement...
Alors, vu qu'en ce moment les phrases n'arrivent pas à sortir, je donne juste à voir quelques photos prises par Gérald, qui l'espace d'un instant, nous emmèneront à nouveau du côté de chez moi...

12 mars, 2006

Petit clin d'oeil








Un bisou tout particulier à celui qui se reconnaîtra dans cette dédicace dominicale.











Irez-vous au paradis ou en enfer ?

Pour le savoir, un petit test de pureté :

http://test.griffor.com/

Je me souviens l'avoir fait y a environ 2 ans .. Je l'ai refait pour l'occasion:

Votre score est de 119 point(s).Statistiques:Pourcentage de réponses positives: 45 %Réponses positives sur les boissons: 27 %Réponses positives sur les drogues: 16 %Réponses positives sur le sexe: 57 %

11 mars, 2006

Quand Mylène m'interpelle

Je ne suis pas une fan de Mylène Farmer ... Sauf quand elle chante des chansons aux paroles subversives. Dookie la vache vient de me parler de son dernier single, " L'amour n'est rien " en me disant " Il me fait penser à toi" . Alors, que fais-je ? Je m'empresse de l'écouter ... et là, grande surprise j'adore et en effet, cette chanson est un assez bon reflet de mon état d'esprit du moment. Du coup, je cherche les paroles, j'imprime, relis attentivement, y trouve de réelles merveilles.
Alors, en voici quelques extraits :
( ...)
Obsédée du pire
Un peu trop physique...
L’envie de frémir
Est pharaonique
… fi de ascèse !
Ma vie s’enténèbre
Moi sans la langue
Sans sexe je m’exsangue

L’amour, c’est rien !
Quand c’est politiquement correct
On s’aime bien
On «sait même plus (pas) quand on se blesse
L’amour c’est rien
Quand tout est sexuellement correct
On s’ennuie bien
On crie avant pour qu’ça s’arrête
La vie n’est rien...
Quand elle est tiède !
Elle se consume et vous bascule
Le sang en cendre de cigarette.
La vie est bien...
Elle est miel !
Quand elle s’acide de dynamite
( ...)
Mes moindres soupirs
Se métaphysiquent...
J’ai dans la tête
Des tonnes de pirouettes
Le saut de l’ange
N’a pour moi rien d’étrange
A écouter !

10 mars, 2006

Et si vous n'aviez que 3 mois à vivre ?

Bon, je sais, la question est assez ... étrange... En même temps, c'est une question que je me suis posée ces derniers temps en imaginant la pire des issues possibles de mon examen médical de ce matin. Et finalement, même si je suis en parfaite santé d'après mes médecins, cette question sans réponse continue de me titiller.
Que ferais-je si j'apprenais que je n'avais plus que 3 mois à vivre ?
Je crois que j'essaierais au maximum de m'occuper de Chloé, d'être une mère fantastique et de lui apprendre le plus de choses possibles pour qu'elle puisse être un jour une femme exceptionnelle.
Je crois que je reverrais coûte que coûte l'être cher à mon coeur et que je lui dirais à quel point je lui suis reconnaissante d'avoir bouleversé ma vie et de m'avoir fait vivre et ressentir ce qu'il a déclenché. J'essaierais aussi de l'emmener avec moi, en Chine, faire du deltaplane au-dessus des rizières... Car un rêve est beau quand on peut le partager avec l'être que l'on aime. Et puis, ça tombe bien, il aime aussi ce pays puisque pays de son grand maître révéré, Lao Tseu. Il en profiterait peut-être pour me faire comprendre la pensée universelle de ce grand esprit qu'il vénère tant.
Mes regrets? Ne pas pouvoir voir ma fille grandir et être femme, de ne pas pouvoir vivre pleinement ma plus grande histoire d'amour, de ne pas connaître la joie d'être grand-mère. Je crois que c'est vraiment cela que je regretterais le plus si je devais disparaître dans 3 mois. Car quand je pense à l'avenir qui m'attend, je me dis que j'ai encore tellement de choses à faire, à découvrir et que je ne suis pas allée au bout de ce que j'avais envie de devenir. Et ce que je veux devenir demande du temps et de l'expérience...
Et vous, que feriez-vous si vous n'aviez que 3 mois à vivre ?

07 mars, 2006

Virtualité et fantasme

J'ai toujours assumé, plus ou moins bien d'ailleurs, en fonction des périodes de ma vie, ma tendance à idéaliser la réalité, à la transformer sous le coup de mon imagination, pour la rendre plus belle, acceptable, jouissive. Alternant tour à tour livres pour m'évader, jeux de société ou jeux online, j'ai rêvé à d'autres corps, d'autres vies, d'autres univers.
Mon passage sur meetic confirma ma tendance au fantasme. En effet, ce nouveau mode de rencontres correspondait assez bien à mon goût pour l'imaginaire, l'écrit, la parole fantasmée. Il permettait de débrider en moi tout ce que je gardais de secret et d'inavouable et permettait d'assouvir, non pas vraiment ma libido effrénée, mais mon envie de construire mes fantasmes, ma part de rêve.
Car un fantasme, cela se construit, cela se cultive, cela se vit. Petit à petit, à coup de clins d'oeil, de discussions, de regards échangés, de jeux, d'alternance d'absence et de présence. J'aime les fantasmes qui se jouent à deux, avec un joueur consentant, qui a accepté les règles du jeu tacitement ou explicitement. Parce que oui, je peux fantasmer sur Bradounet ou Thibault-belles-fesses, mais c'est quand même plus amusant de jouer à émoustiller un " vrai" hommet et donner raison à Souchon ...
Voilà pourquoi certains trouveront que je suis différente " virtuellement" de la Sooo réelle... Je crois que cette vision est fausse. Je veux dire, la Sooo fantasmée et fantasmante est une des facettes de la Sooo réelle, la partie construite et joueuse... Si la personne en face de moi change de jeu, je change forcément de facette. D'où l'impression de " décalage" qui peut en découler. Y a la Sooo prof, dans son établissement ou chez elle à corriger ses copies et préparer ses cours, ( et déjà, l'image est complètement différente), la Sooo maman, la Sooo enfant, la Sooo amie, la Sooo amoureuse ... 1001 facettes de ce que je suis et peux être.
En somme, le fantasme, c'est ma part de rêve, mon petit monde à moi, une partie de moi, et non mon entière individualité.

02 mars, 2006

A la manière de Yannick, épisode 2: La vengeance des femmes

Les hommes sont comme... les pruneaux.Tu les suces le matin et ils te font chier toute la journée.
Les hommes sont comme... le café.Les meilleurs sont riches, chauds et peuvent te tenir éveillée toute la nuit.
Les hommes sont comme... le ciment.Une fois étendus, ils peuvent prendre beaucoup de temps à durcir.
Les hommes sont comme... les lampes magiques.Ils ont l'air brillants, mais il faut les frotter pour en faire sortir le génie.
Les hommes sont comme... le pop-corn.On a du mal à résister, mais on est vite écoeuré.
Les hommes sont comme... l'horoscope.Ils vous disent toujours quoi faire et habituellement ils se trompent.
Les hommes sont comme... le mascara.Ils disparaissent au moindre signe d'émotion.
Les hommes sont comme... une tempête de neige.Vous ne savez jamais quand ils vont venir, à combien de centimètres vous aurez affaire et combien de temps ça va durer.
Les hommes sont comme... les places de stationnement.Les meilleurs sont déjà pris et les autres sont trop petits ou handicapés.
Comment appelle-t-on un homme intelligent, sensible et beau ? Un homosexuel
Les hommes sont la preuve que la réincarnation existe.On ne peut pas devenir aussi con en une seule vie.
Qu'est-ce que le premier homme sur la lune ?Un bon début.
Des chercheuses ont découvert pourquoi Moïse a erré 40 ans dans le désertavec le peuple d'Israël:Un homme ne demande jamais son chemin.
Les trois plus grandes crises dans la vie d'un homme ? La perte de sa femme, celle de son travail et une éraflure sur sacarrosserie
Quel est le point commun entre les nuages et les hommes?Quand ils s'en vont, on peut espérer une belle journée.
Pourquoi les hommes n'ont-ils pas de période de crise à l'âge mûr?Parce qu'ils ne sortent jamais de la puberté.
Quel est le point commun entre les hommes et les spots de pub?On ne peut pas croire un mot de ce qu'ils disent.
Quel est le point commun entre un homme et une balançoire?Au début c'est amusant, ensuite ça donne la nausée.
Pourquoi les hommes s'asseyent avec les jambes ouvertes?Parce que sinon, ils écraseraient leur cerveau.
Pourquoi quand on dit quelque chose aux hommes, ça entre dans une oreille et ça sort de l'autre?Parce que le son ne se propage pas dans le vide.
Pourquoi l'homme penche-t-il la tête quand il réfléchit? Pour que ses deux neurones entrent en contact.
Comment rendre un homme fou au lit?En cachant la télécommande.
Pourquoi les hommes ont-ils la conscience tranquille?Parce qu'ils ne l'ont jamais utilisée.

28 février, 2006

A la manière de ... Yannick

Yannick adore les citations à la con, alors voilà, je le plagie et vous offre ces quelques mots :


Humour - Sacha Guitry
Le meilleur moyen de faire tourner la tête à une femme, c'est de lui dire qu'elle a un joli profil.

Humour - Sacha Guitry
Je connais une femme très vertueuse. Elle a eu le malheur d'épouser un cocu.

Humour - Woody Allen
La première fois que j'ai vu une femme nue, j'ai cru que c'était une erreur.
Humour - Woody Allen
La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible.



Humour - Francis Blanche
Sexologie : au logis ? Au logis ? Pourquoi au logis ?

Humour - Francis Blanche
Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes.

Humour - Michel Audiard
On faisait chambre commune et rêves à part.


Humour - Sacha Guitry
Ne faites jamais l'amour le samedi soir, car, s'il pleut le dimanche, vous ne saurez plus quoi faire.

Humour - Victor Hugo
Une femme qui a un amant est un ange, une femme qui a deux amants est un monstre, une femme qui a trois amants est une femme

Humour - Hippolyte Taine
On s'étudie trois semaines, on s'aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent


Humour - Pierre Desproges


L'amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire

Humour - Benny Hill - Extrait du sketch Le belge
Les filles sont comme les pianos. Quand elles ne sont pas droites, elles sont à queue.

Humour - Woody Allen - Extrait du sketch Le belge
La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté.

Humour - Anatole France - Extrait du sketch Le belge
De toutes les aberrations sexuelles, la pire est la chasteté.

Humour - Billy Crystal - Extrait du sketch Le belge
Les femmes ont besoin d'une raison pour faire l'amour : les hommes ont juste besoin d'un endroit.

Humour - Pierre Desproges - Extrait du sketch Le belge
Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire j'aime bien quand c'est moi qui ne bouge pas.

Humour - Marcel Prévost - Extrait du sketch Le belge
Les femmes préfèrent les hommes qui les prennent sans les comprendre, aux hommes qui les comprennent sans les prendre.

Humour - Karl Kraus - Extrait du sketch Le belge
De temps en temps une femme est un substitut convenable à la masturbation . Mais bien sûr, il faut beaucoup d'imagination.


Et puis, petite dédicace finale
Proverbe - Francais
Il faut se quitter souvent pour s'aimer toujours.

Etre parent

L'arrivée d'un petit bout change considérablement la vie.
Et force est de constater que c'est un rôle qui ne s'apprend pas, et qu'on doit improviser chaque jour, en fonction des situations différentes. On tâtonne, on se cherche, on expérimente, on se demande toujours si on fait bien, si on est assez sévère, trop laxiste ou trop autoritaire et on cherche à se rassurer et aussi à se perfectionner. Car il ne s'agit plus d'une petite affaire sans importance, il s'agit d'élever, d'éduquer un enfant, de lui apprendre à grandir et d' en faire un adulte épanouï, heureux. Un enfant, c'est l' oeuvre de notre vie, celle à ne surtout pas rater.
Tout ça pour dire quoi? Que je vous ai trouvé deux petits tests à la con :) ( gniark) .
Le premier mesure votre niveau d'autorité, et le second vos compétences dans les soins à apporter à un bébé.
Mes résultats
Test 1 : L'autorité, pour vous est une affaire de respect ! Vous savez vous faire obéir quand l'essentiel est en jeu. Ce qui vous importe ? La sécurité affective de votre enfant mais aussi son épanouissement avec les autres. Vous êtes à l'écoute de ses émotions et savez bien que l'opposition est essentiel au bon développement de l'enfant. Cependant, vous savez prendre les choses en main quand il le faut, car votre enfant a besoin de vous pour canaliser ses pulsions. L'autorité rime avec respect. Elle s'exerce à deux, avec votre conjoint en obéissant à des règles de justice. Notre conseil : bravo ! Continuez ainsi ! Votre enfant a les bonnes armes pour grandir et s'épanouir.
Alors là, je suis contente, ça me réconforte :)
Test 2 : 17/20

23 février, 2006

Grand test à la con

Bon, je vous préviens, aujourd'hui, ce n'est pas le petit test minable avec 15 questions à la con, aujourd'hui c'est 98 Questions ... oui oui :)
Un test particulier, qui vous permet de cerner votre personnalité et de voir quelles sont les personnes qui,dans le monde, sont compatibles avec vous.
Cela reste quand même une étape pour s'inscrire sur Ulteem, le nouveau site de rencontre de meetic, mais au final, c'est assez sympa pour avoir quelques infos sur sa personnalité
Alors, qui vient faire le test et voir si nous sommes compatibles?

22 février, 2006

Pourquoi j'aime être une femme de 30 ans...

Y a pas à dire, j'aime être une femme de 30 ans ... Bah oui, y a des soirs comme ça où je sais pas pourquoi, mais je suis en pleine forme, mentale, intellectuelle, affective ... Pourtant, rien de bien exceptionnel: je vais passer la soirée seule, sans Chloé, avec mon Nini tout-doux-qui-fait-pipi-partout, sous la couette, probablement à bouquiner Vendredi ou la vie sauvage à partir duquel je suis censée faire une séquence pédagogique pour ma classe de 5ème faible, mais en fait, j'adore ça. Ca me permet ainsi de me poser un peu et de trouver les raisons qui font que j'aime avoir 30 ans.
Déjà, j'ai une fille sublime, que je n'avais pas à 15, 20 ou 25 ans . Parfois même je n'ai même plus envie d'avoir d'autres enfants par peur de ne pas les aimer autant, ou de les "rater" ... Oui, je sais, c'est iditot, mais bon, elle est telle que je l'avais rêvée ma louloute que je n'en rêve pas d'autres ... enfin si, un fils, qui aurait les yeux bleus de son père et des cheveux blond doré comme ses parents à son âge :)
Ensuite, j'ai vécu un amour sage et conventionnel pendant 10 ans, et un amour passionnel, passionné, destructeur et constructif à la fois, que je vis encore aujourd'hui et qui me porte et me pousse chaque jour à avancer. Qui a eu cette chance-là à 15 ans, 20 ou 25 ans de le vivre, de les avoir vécus? Cela m'a rappelé d'ailleurs mon film culte quand j'étais ado : 9 semaines et demi. L'héroïne, souvenez-vous c'était Kim Basinger, âgée alors de 27 ans, sortait à peine d'un mariage sans histoire avec un mari sans histoire, tout propre sur lui, tout doux et genre gros nounours... et là, elle rencontre Mickey Rourke, (mon fantasme quand j'avais 15 ans !) qui l'entraîne dans une histoire passionnelle, fusionnelle, une inititiation érotique qui l'oblige à explorer et faire exploser, tous ses désirs, toutes ses envies .. et transforme la petite fille sage en femme sensuelle...
En revoyant ce film, j'ai compris pourquoi je me suis toujours sentie décalée par rapport à la gente masculine depuis l'âge de 15 ans ... J'avais fait de 9 semaines et demi mon film culte, de Mickey Rourke mon fantasme, je voulais vivre cette histoire que eux vivaient à 30 ans, alors que je n'en avais que 15 ... Alors ça devenait mignon finalement quand on y pense : d'un côte vous prenez un ado de 15 ans qui n'a qu'une envie: pouvoir épater les copains avec à tout casser un temps record de 7mn 47, alors que de l'autre vous aviez une petite Sooo qui idéalisait déjà tout, s'amusait à faire des strip sur une musique du film, après lui avoir bandé les yeux ... Rha la la, différences d'attentes, d'envies, et du coup, de nombreuses déconvenues et un sentiment d'insatisfaction totale...
Il a m'a fallu attendre d'avoir 30 ans ( allez, 27 ) pour avoir enfin des partenaires à la hauteur de mes envies, attentes et fantasmes... Je vous vois venir, vous allez sûrement dire que c'est juste parce que je n'ai pas connu d'amants de 20 ans exceptionnels, car en fait, j'en ai connu que très peu, et que du coup, dans la masse des trentenaires que j'ai fréquentés, le nombre aidant, j'ai l'impression qu'ils sont plus doués, mais en fait, proportionnellemnt, ils sont aussi mauvais/bons :p Je ne suis pas d'accord ... Après mûre réflexion, ma préférence va définitivement aux trentenaires.
Déjà, je crois n'avoir jamais vraiment fantasmé sur des adolescents ... C'est jeune, puéril, pas encore bien dessinés ... Ca manque de formes, de muscles, de "consistance". Mieux vaut un joli trentenaire, qui a 20 ans de sport derrière lui, qui a su prendre de la consistance, développer son côté mâle, et qui a surtout appris que ce ne sont pas les 7mn47 du chrono qui sont importants. Car au delà du physique, avouons-le, c'est nul au lit un gamin de 20 ans :)
C'est sûr, c'est énergique, plein de vie et d'enthousiasme, mais ça a peu d'expérience, ça tâtonne encore, il faut le guider, lui faire découvrir qu'il n'y a pas que son 20 cm et vos nichons qui importent ... Bon, je caricature, certes ... mais souvenez-vous ... ( Je sais, je vois déjà les ténors de l'exception rappliquer qui vont dire : "Mais euuuuh, c'est pas vrai, moi à 18 ans, je prenais soin d'elle et je devenais son guide érotique", mouais :p).
Alors qu' à trente ans ... Que du bonheur ... Un mâle est encore assez jeune pour tenir assez longtemps ( après c'est option viagra ou Duracell au choix), il a acquis une bonne quinzaine d'années d'expérience, il a eu des femmes qui lui ont appris à explorer leur corps, leurs envies, leurs fantasmes, et il est capable de dire " La clef de mon plaisir c'est ton propre plaisir" ... Hannn, j'aime :). En somme, j'aime l'homme de 30 ans car y a concordance avec ma libido et ma façon d'appréhender l'intimité.
Souvenez-vous, autant la maturité sexuelle d'un homme est à 18 ans, autant la femme l'atteint à l'âge de 30 ... Je suis en plein boum libineux :p et je peux l'assouvir et l'exploiter à ma guise, avec des hommes d'expérience et assez doués ( Voyez comment depuis 40 lignes je félicite mes partenaires des derniers mois :p J'espère qu'ils m' en seront reconnaissants s'ils me lisent :p). Et en plus, ils ne sont plus de jeunes adultes sans cervelle, ils ont un minimum de conversation, de culture, qu'ils ont acquis pendant ces quelques années, en prix de gros avec les poignées d'amour.
Donc oui, j'ai fait ma crise d'adolescence tardive dirait ma mère et bien, je vais vous dire ... Je n'en suis pas mécontente du tout. Certes, ce fut douloureux, cruel, et profondément difficile à vivre, même encore parfois aujourd'hui, mais bon Dieu, j'aime la vivre maintenant, à 30 ans et non pas à 15 ans ... Pour rien au monde je n'échangerais mes trentenaires contre de jeunes acnéiques, à peine pubères et inexpérimentés

Appel d'offres

Dites, messieurs les pros en informatique, vous ne pouvez pas me dégoter une petit programme html qui permettrait d'afficher sur mon blog les derniers commentaires effectués, histoire qu'on n'ait pas à chaque fois à reparcourir le blog à la pêche aux nouveaux coms?

Récompense : à négocier en privé :)

20 février, 2006

La blonde que je veux être ...


Bon, il est 1H du mat, je n'arrive pas à dormir, je n'arrive pas non plus à bouquiner, j'ai trop regardé le petit écran ce we (Thelma et Louise, 9 semaines et demi et Minority report dans le même we ca fait déjà beaucoup pour moi), alors je surfe un peu et je tombe sur cette jolie photo.

Et je me dis :
- Y a pas photo, j'ai une nette préférence pour les dessous noirs. ( Oui, je sais, certains parmi vous préférent le rouge et ont coché cette case dans le super test à la con un peu plus bas ). Mais sur les blondes, je trouve que le noir fait le plus d'effet...
- Y a pas photo, j'adore le soutien gorge de cette fille... Un peu moins le bas, trop surchargé à mon goût, mais peut-être pas au vôtre.
- Y a pas photo, j'aime beaucoup sa coupe et ça ressemble idéalement à la façon dont j'aimerais me coiffer. Mais bon, mes cheveux sont trop fins et ne tiennent pas la position. Mais promis, demain, j'essaie et je fais des photos et la prochaine fois que je vais chez le coiffeur, je lui demande de faire ce modèle.
- Y a vraiment pas photo, va falloir que je me remette à mes abdos et fessiers :p Oui oui, je sais, y a du travail :p
En somme, j'aimerais bien que ce soit moi ... ( Et je suis sûre que certains aimeraient aussi que ce soit moi ...) Vais l'accrocher sur mon frigo, à côté de mon Thibault-belles-fesses et peut-être qu'un jour ...
Bon, permier essai de coiffure catastrophique ... Ca donne ça, mes cheveux n'arrivent pas a tenir la position :/

18 février, 2006

Bénabar


En ce moment, tourne en boucle sur mon PC, Bénabar ... Et qu'est-ce que j'aimeeeeeeeeeeee
Des chansons bien écrites, drôles, si vraies, si grotesques et si profondes à la fois ...
Ma préférée : le dîner.

Pense à ses amis qui ont passé l'après-midi à regarder le match de rugby: télé, potes, bières et compagnie ...


J'veux pas y'aller à ce dîner, j'ai pas l'moral, j'suis fatigué, ils nous en voudront pas, allez on n'y va pas. En plus faut que je fasse un régime ma chemise me boudine, j'ai l'air d'une chipolata, je peux pas sortir comme ça. Ça n'a rien à voir je les aime bien tes amis, mais je veux pas les voir parce que j'ai pas envie.
On s'en fout, on n'y va pas, on n'a qu'à se cacher sous les draps, on commandera des pizzas, toi la télé et moi, on appelle, on s'excuse, on improvise, on trouve quelque chose, on n'a qu'à dire à tes amis qu'on les aime pas et puis tant pis.
J'suis pas d'humeur tout me déprime et il se trouve que par hasard, y'a un super bon film à la télé ce soir. Un chef-d'oeuvre du 7ème art que je voudrais revoir, un drame très engagé sur la police de Saint-Tropez. C'est une satire sociale dont le personnage central est joué par de Funès, en plus y'a des extraterrestres.
On s'en fout, on n'y va pas, on n'a qu'à se cacher sous les draps, on commandera des pizzas, toi la télé et moi, on appelle, on s'excuse, on improvise, on trouve quelque chose, on n'a qu'à dire à tes amis qu'on les aime pas et puis tant pis.
J'ai des frissons je me sens faible, je crois que je suis souffrant, ce serait pas raisonnable de sortir maintenant. Je préfère pas prendre de risque, c'est peut-être contagieux, il vaut mieux que je reste ça m'ennuie mais c'est mieux. Tu me traites d'égoïste, comment oses-tu dire ça ? Moi qui suis malheureux et triste et j'ai même pas de home-cinéma.
On s'en fout, on n'y va pas, on n'a qu'à se cacher sous les draps, on commandera des pizzas, toi la télé et moi, on appelle, on s'excuse, on improvise, on trouve quelque chose, on n'a qu'à dire à tes amis qu'on les aime pas et puis tant pis.

En entendant cette chanson, on a vraiment l'impression de revivre une expérience déjà vécue maintes fois. Non ?


Il passe à Clermont le 21/03 ...

Une belle merde

Certains matins je me réveille nostalgique, d'autres matins d'humeur plutôt coquine en pensant déjà à la journée et à ma façon de l'occuper, et plus il y a aussi des matins ou je me réveille soucieuse, comme aujourd'hui ... Ne me demandez pas pourquoi, j'ai pourtant passé hier une excellente journée, une excellente soirée, et une nuit pas trop mauvaise; seule, certes, mais loin d'être mauvaise ... Et pourtant, ce matin, je suis soucieuse.. Je pense à l'aluminium Chlorohydrate... Oui, je sais, y a des matins où faudrait vraiment que je n'aie pas de cerveau :p et que j'arrête de me torturer avec des réminiscences de ma terminale S... J'aimerais que cela ne soit qu'un délire matinal de ma part ... Mais c'est loin d'être le cas.

L'aluminium Chlorohydrate est une belle saloperie de merde que l'on trouve dans les anti-transpirants vendus sur le marché et il est responsable de nombreux cancers du sein chez la femme et ... mon anti-transpirant Nivea déodorant en contient ... Je m'en suis rendu compte y a deux jours, lors d'une discussion avec une amie... Cette amie a même réjouté : "D'ailleurs, c'est généralement au niveau de l'aisselle gauche que ça se développe le plus fréquemment, car on a tendance à en mettre plus de ce côté-là ... "
Petite énigme à la con qui est loin d'être drôle: Devinez où se trouve mon ganglion ...

A lire de toute urgence

M-G. L. : La cause principale liée au cancer du sein est l'utilisation d'ANTI-TRANSPIRANTS.
S. M. : Mais tout le monde en utilise. Y'a t-il une différence entre anti-transpirants et déodorants ?
M-G. L. : La plupart de produits dans le marché sont une combinaison de déodorants et d'anti-transpirants. Excepté que les déodorants en eux-mêmes sont inoffensifs.
S. M. : En quoi les anti-transpirants peuvent-ils être néfastes ?
M-G. L. : Il faut tout d'abord absolument regarder la composition de vos produits à la maison. S'il y'en a qui contiennent du chlorydrate d'aluminium (même sous le nom de déodorants) il faut tout de suite les jeter à la poubelle et essayer des autres marques qui n'aient pas de composants sur base d'aluminium. Il y en a sur le marché, même s'ils sont très rares.
S. M. : Comment agissent les anti-transpirants ? Quelle serait la raison de ce danger ?
M-G. L. : La raison est simple. Le corps humain a seulement quelques zones susceptibles d'éliminer les toxines : derrière les genoux, derrière les oreilles, l'entrejambe et les aisselles. Les toxibnes sont éliminés sous forme de transpiration. Les anti-tranpirants empêchent cette transpiration, donc, évitent la mission corporelle d'élimination de toxines à travers les aisselles. S. M. : Mais que deviennent alors les toxines ?
M-G. L. : Ces toxines ne disparaissent pas. Elles sont stockées dans les glandes lymphatiques qui se trouvent en dessous des bras. La plupart des cancers du sein viennent de cette région supérieure du sein.
S. M. : y-a t'il autant de dangers chez les hommes et chez les femmes ?
M-G. L. : Les hommes sont moins susceptibles de développer ce type de maladies car même s'ils utilisent des anti-transpirants, ceux-ci restent sur les poils des aisselles et ne s'appliquent pas directement sur la peau.
S. M. : Tandis que la plupart des femmes s'épilent ou se rasent les aisselles.
M-G. L. : En effet, les femmes qui s'appliquent le produit tout de suite après le rasage sont en train d'accroître le risque car les petites blessures dues au rasage font que les produits chimiques pénètrent plus facilement dans le corps.
S. M. : Je vous remercie pour cet entretien qui nous a beaucoup appris sur les dangers d'un produit quotidien et nous a renseigné un peu plus sur les causes du cancer du sein.
M-G. L. : merci à vous, cette information me tenait à coeur du fait des proportions alarmantes que prend de nos jours le cancer du sein.

16 février, 2006

Rêvons un peu avant d'aller nous coucher


Il y a des hommes de rêve ( Bradounet), des femmes de rêve (là, je vous laisse remplir la case vide ), des maisons de rêve ( Vous savez celles donnant sur la mer, avec une grande baie vitrée et un piano à queue dans un immense salon, attenant à une splendide bibliothèque... ), et il y a aussi des pays de rêve... Et pour moi, cela reste de façon incontestable la Chine... J'avais dit d'ailleurs que celui qui m'emmenerait faire du deltaplane au-dessus des rizières de Chine serait pas mal placé pour "le meilleur et pour le pire" ( Hannnnn, le pauvre :p).
Alors, juste avant de rejoindre ma douce couette, je vous emmène dans mon rêve...

A une époque, je m'appelai ...

Elahina Laub, soeur de Samso Laub, et amie d'Excalibus, et j'épousai Bertime Atkins prêtre dont j'étais follement tombée amoureuse au premier regard et pour lequel j'avais rompu avec mon fiancé de l'époque Gork... J'étais une archère, chef d'une petite guilde...
C'est avec nostalgie que je repense à cette période de ma vie, qui a duré environ 3 ans.. 3 ans pendant lesquels je fuyais ma vie limougeaude pour me construire un monde d'héroïc-fantasy, dans lequel je rencontrai des personnes exceptionelles, qui jouèrent un rôle capital dans ma vie...
Et ce matin, c'est avec une certaine émotion quand même que je reparcours le forum de jeuxonline, que nous fréquentions à l'époque et que, à la recherche d'anciens posts que nous avions écrits, je tombe sur ce message d'Aubiwan, un ami de jeu, qui se souvient encore de nous : http://archives.jeuxonline.info/fils/166671.html . C'est étrange de retrouver ces noms connus et de se rappeler de cette douce époque encore candide...
Après la quatrième prophétie, il y eut DAOC ( Dark age of Camelot), grande période où je perdis de vue quelque temps Bertime, mais rencontrai Méfaust, Laurana, Noise, Mitnal, Badcube, Gwodry, Macil, Kabalh, GNR, Pelluche et tant d'autres. Une guilde dont je devins aussi un des chefs : les Lions Ailés. Grande période associée à ma grossesse et à ma maternité, où pendant des heures durant, au fur et à mesure que mon ventre grossissait ou pendant que Chloé faisait sa sieste, je me plongeais dans l'univers des chevaliers et partais à l'assaut des châteaux forts. Je fus Kaliandra, la sorcière, puis Eloohine, la ménestrelle...
Mais, un peu lassés, on décida de partir de DAOC et d'essayer Ryzom, puis Wow... Le petit groupe d'amis que nous étions créa alors sa propre guilde: Le cercle de l'Aube ... Cercle regroupant les amis de jeu que nous étions devenus. Sur Wow, je m'appelai Elaya, mage glace, avec une poitrine abondante
Mais il est un temps pour tout, un temps pour jouer, un temps pour aimer, un temps pour replonger dans la vie réelle et affronter la réalité.
J'arrêtai de jouer.
Mais quand je repense à tout ce chemin parcouru, toutes ces personnes rencontrées, je me dis que cette période de jeux online fut quand même une des plus enrichissantes de ma vie. Elle m'a fait vibrer, rencontrer des personnes exceptionnelles que je continue à voir quand nous le pouvons. On a vécu ensemble de grands moments de jeu, de discussion ( Il faut d'ailleurs que je retrouve les textes polyphoniques de l'époque, c'était sublime).
Et un bisou plus particulier à Bruno et Bertrand, qui savent à quel point je les porte dans mon coeur.

15 février, 2006

Petit test à la con


Et c'est reparti dans la série des tests à la con de Sooo !
Ce coup-ci, un test pour évaluer votre degré de sensualité...
Bon, je l'ai forcément fait... Ca donne 51% coquine... Après, le descriptif de tout cela a disparu et donc on ne peut pas copier-coller...





Et vous, ça donne quoi? Parce que y a certaines questions, j'aimerais bien savoir ce que vous y avez répondu :p


Gauthier

Découvrir qu'il y a sur terre des hommes qui pensent, réfléchissent, qui n'ont même pas trente ans et qui nous réconcilient avec la gente masculine par la profondeur de leur esprit, alors qu'ils sont "pénissalement équipés" ( j'adooore cette expression); découvrir cela un matin, en prenant son thé, juste avant de débuter la journée, cela vous met en forme intellectuelle.
Comme quoi, je ne suis pas la seule à réfléchir sur l'image de la femme dans notre société, le couple, le mariage, les enfants...
L'ayant "vécu" de plein fouet, il y a maintenant 3 ans, me retrouvant dans tout ce qu'il peut penser et dire à ce sujet:
"Les femmes ont changé, et les hommes aussi. Maintenant le fond du problème est le suivant : messieurs, ces dames n’ont plus besoin de vous. Une femme aujourd’hui a envie d’un mari, elle a envie d’avoir des enfants, elle a envie de réussir sa vie professionnelle. Mais elle n’a plus besoin d’un mari pour exister, elle n’a plus besoin d’être mère pour être reconnue. Là réside le fond du problème, les relations ne peuvent plus être les mêmes quand on remplace le besoin par l’envie."
La naissance de Chloé a déclenché le cataclisme de ma vie: imprégnée du schéma parental, j'avais cru, que devenir mère allait me consacrer en tant que FEMME à part entière. Bonne élève de la vie que j'étais, je pensais naïvement cela ... et puis, cette horrrible impression de se rendre compte, à 27 ans, que non, je n'avais jamais été femme. Les gens autour de moi ne voyaient plus que la mère que j'étais, ils ne voyaient plus la femme, car ils ne l'avaient jamais vue.
C'est peut-être pour cela que certains diront que je manque parfois de féminité, contredits dans la foulée par ceux qui ne voient en moi que la FEMME, car depuis 6 mois véritablement, j'apprends tout ce que je n'ai jamais appris à faire: j'apprends à découvrir, dévoiler ma féminité, l'exprimer... Alors oui, parfois il reste quelques résidus de mon ancienne vie, celle où pendant 15 ans j'ai cru qu'il suffisait de naître femme pour en être une.
C'est aussi pour cela qu'en ce moment certains trouvent que je me " cherche", que je me pose " beaucoup trop de questions" ... Cela change des 15 ans pendant lesquels je ne me suis jamais posé ce genre de questions... Je ratrappe le temps perdu. Et puis, c'est surtout qu'Hiroshima est passé dans ma vie et a remis en doute tous mes jolis principes candides, m'a obligé à reconstruire entièrement ma philosophie de la vie...
Et je rejoins Gauthier sur ce point:
"Outre les changements dans les mentalités des deux sexes, ce sont les changements dans leurs rapports qui vont encore faire couler beaucoup d’encre. Surtout en France où nous sommes si cartésiens, et où tout semble décorticable et compréhensible pour peu qu’on veuille vraiment comprendre. À mon sens, le vrai défi de ce siècle naissant n’est pas de percer les mystères de la psychologie, mais de savoir comment nous allons interagir. De là découle une nouvelle conception du couple, de l’amour, et, bien entendu, de la famille."
L'article:
http://vingtenaires.over-blog.com/categorie-123101.html

14 février, 2006

Et de 3 en cette Saint Valentin

Puisqu'il m'est permis ce soir de naviguer un peu sur le net et de découvrir la fraîcheur de certains articles de blogs, j'ai suivi les conseils de Yannick et me suis lancée dans la lecture des articles de Nina, jeune fille de 25 ans, géniale et intelligente. Et voici quelques réflexions qui me semblent tout à fait pertinentes ou drôles:
"Je crois que le jour où les femmes pourront choisir leur sexualité sans subir aucune pression sociale, le féminisme aura vraiment triomphé."
"Comment réussir sa vie ? Bon, techniquement, je ne sais pas mais je pense qu’il faut mettre le maximum de chances de mon côté, d’où mes bonnes résolutions, cru 2006.

J’ai lu l’autre jour dans je ne sais plus quel magazine que pour remplir ses résolutions, il en fallait de petites. Certes, j’ai donc rayé de ma liste gravir le Mont Blanc, je ne suis pas alpiniste… "
Et dire que je lis ce blog en écoutant Daphnis et Chloé, de Ravel... J'adooore le décalage !

Le couple?

En discutant récemment avec un ami, la question est venue de redéfinir la notion de couple.
Qu'est-ce qu'un couple, sur quoi le baser?
Ne me dites-pas que c'est l'amour... Je vous vois déjà venir avec vos grands principes valentinesques.
On voit tellement de couples qui sont ensemble et qui ne s'aiment pas ou plus...
Exemple: Temoignage de Gauthier:
Mes parents sont nés dans les années 50, bien qu’ils soient de la génération post-soixante-huitarde, ils sont relativement conventionnels. Par exemple ma mère s’est mariée, elle a eu deux enfants, elle a arrêté de travailler, et elle a consacré sa jeunesse à nous élever, mon frère et moi. Par la suite elle a repris un travail « quand nous sommes devenus assez grand », comme elle nous dit. Et il y a 4 ans lors d’un déjeuner, elle m’avoue ceci :
- Tu sais je ne suis pas heureuse avec ton père !
- Tu veux divorcer ?
- Non… (gros blanc) Je me suis mariée jeune, je vous ai eu jeune, je suis très heureuse de vous avoir tous les deux, mais avec ton père ça ne se passe pas bien.
- Je ne comprends pas pourquoi tu restes alors !
- Je ne suis pas heureuse, mais je ne suis pas malheureuse, ton père est gentil, il subvient à nos besoins, si j’étais malheureuse je partirais, si je tombe amoureuse de quelqu’un d’autre je partirais.
- Tu n’es plus amoureuse ?
- Je ne le suis plus depuis que j’ai 17 ans…
Pour l’histoire ma mère a rencontré mon père à 16 ans, elle s’est mariée à 18, et à l’heure actuelle ils sont toujours ensemble.
J’ai mis longtemps à comprendre pourquoi elle restait, à présent je suis assez grand pour supporter le divorce de mes parents, mon frère aussi, alors pourquoi ? Parce que ma mère estime que sa place est auprès de mon père, de même que mon père ne pourrait pas vivre sans sa femme. C’est un compromis, une sorte d’accord qu’ils ont passé tacitement, tant que ça tient, ça tient. Qui à l’heure actuelle se verrait dans ce genre de situation ? Quelle fille de mon entourage verrai-je faire ça ? Franchement personne !
On voit des gens qui ne sont pas en couple et qui s'aiment...
Alors, comment le définissez-vous ce couple ?

Bonne Saint-Valentin

Je profite de ce jour pour citer Marc Lavoine et embrasser du bout de l' âme l'être cher à mon coeur...


J'ai beau chercher
D'autres à rêver
Je ne veux qu'il

08 février, 2006

Evasion

Si ton cœur, gémissant du poids de notre vie,
Se traîne et se débat comme un aigle blessé,
Portant comme le mien, sur son aile asservie,
Tout un monde fatal, écrasant et glacé;
S'il ne bat qu'en saignant par sa plaie immortelle,
S'il ne voit plus l'amour, son étoile fidèle,
Eclairer pour lui seul l'horizon effacé;

Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme,
Lasse de son boulet et de son pain amer,
Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame,
Penche sa tête pâle et pleure sur la mer,
Et, cherchant dans les flots une route inconnue,
Y voit, en frissonnant, sur son épaule nue
La lettre sociale écrite avec le fer;

Si ton corps frémissant des passions secrètes,
S'indigne des regards, timide et palpitant ;
S'il cherche à sa beauté de profondes retraites
Pour la mieux dérober au profane insultant;
Si ta lèvre se sèche au poison des mensonges,
Si ton beau front rougit de passer dans les songes
D'un impur inconnu qui te voit et t'entend,

Pars courageusement, laisse toutes les villes ;
Ne ternis plus tes pieds aux poudres du chemin
Du haut de nos pensers vois les cités serviles
Comme les rocs fatals de l'esclavage humain.
Les grands bois et les champs sont de vastes asiles,
Libres comme la mer autour des sombres îles.
Marche à travers les champs une fleur à la main.

La Maison du berger, Vigny
Texte complet : http://www.chez.com/damienbe/destins.htm

Petite philosophie du blog

Je pensais, avant d'en créer un, que le blog était seulement une nouvelle forme de manifestation moderne de ce que nous pourrions appeler " la réalité virtuelle", le fait de transformer en spectacle sa vie et de vouloir l'étaler devant des millions d'internautes pour se donner l'impression que sa futile vie valait la peine d'être vécue, qu'elle était riche et pleine de sens et non pitoyable et sans intérêt.

Je pensais que mon blog n'allait être qu'une nouvelle variation de ma fuite de la réalité ennuyeuse qui compose souvent mon existence depuis quelques années: ne plus être Elahina, Eloohine, Elaa ou autre, un personnage de jeu on-line, évoluant dans un monde d'héroïc-fantasy, mais devenir Sooo, personnage mi-réel, mi-virtuel, composé des multiples facettes de moi-même. Ne plus être un personnage, mais le devenir.

J'assumai donc ma déviance maladive à fuir la réalité et me lançai ainsi dans l'élaboration du "Monde de Sooo", mon petit monde à moi, fait de tout ce que j'aime et permettant de regrouper mes plus fidèles et mes nouveaux amis. Comme si, au-delà de la distance, de l'absence, de la frustration, le temps d'un instant on se retrouvait tous là, pour prendre le thé, ou le café et papoter de choses et d'autres, de nos coups de coeur, de nos émotions du moment, de nos vies et de nos amours. Le "Monde de Sooo", petite bulle intemporelle, petit monde regroupant de petits philosophes, des gens qui aiment, un peu, beaucoup, pasionnément?, à la folie? pas du tout? la petite Sooo que je suis.


Et puis ...
En consultant d'autres blogs, en discutant avec les gens, je me suis rendu compte, que c'était plus cela, plus qu'une simple démarche égocentrique et narcissique. Le blog n'a d'intérêt que s'il est partage, découverte, ouverture de son petit monde. Il n'y a rien de plus fantastique que de faire découvrir et de découvrir les passions de quelqu'un qu'on connaît finalement très peu, de réaliser que chacun de nous a son propre univers.
On porte alors un regard différent sur les gens et on entre émerveillé dans leur univers.

05 février, 2006

Un petit tour vers chez moi

Merci à Gérald pour ces sublimes rêves.




















03 février, 2006

Oyez couillons et couillettes !

"Par ma soif, mon amy, quand les neiges sont ès montaignes, je diz la teste et le menton, il n'y a pas grand chaleur dans les vallées de la braguette !"

30 janvier, 2006

L'important ...

Ce n'est pas le lieu où l'on est, mais avec qui on y est et ce qu'on y fait ...

28 janvier, 2006

De la fidélité dans le couple

Beaucoup pensent que la base essentielle d'un couple est l'absence de tout rapport sexuel autre qu'au sein de celui-ci et ils définissent ainsi la notion de " fidélité".
Pourtant, penser cela, c'est réduire le couple à une simple entité sexuelle, à deux corps censés s'appartenir l'un à l'autre. Mais le couple est loin d'être cela.
En effet, le couple c'est une alchimie de coeurs, d'esprits, un ensemble fragile basé sur le respect, l'écoute et la confiance. C'est en ce sens, à mon avis, qu'il faut redéfinir la notion de fidélité et remonter à son sens étymologique : fides en latin signifiant " la confiance, la foi".
Le partenaire devient alors un " confident", celui en qui on a confiance, celui à qui on ne ment pas, celui qui ne nous ment pas. La fides, c'est aussi la parole donnée et le respect. L'infidélité devient alors le mensonge et non le fait d'avoir un(e)autre partenaire sexuel(le).

23 janvier, 2006

A celui qui osera envoyer un bouquet à la belle inconnue...

L'AMOUREUSE, Paul Eluard

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Extrait de "Capital de la Douleur",
Poésie/Gallimard

22 janvier, 2006

J'aurais aimé partir aux Antilles ...

Pour découvrir enfin cette terre tant chantée par mon poète préféré: Aimé Césaire.
Alors, comme je ne peux pas partir à Pâques, avec la petite bande de "Douky la vache", je mets ici un fragment du Cahier d'un retour au pays natal.

Au bout du petit matin, flaques perdues, parfum errants, ouragans échoués, coques démâtées, vieilles plaies, os pourris, buées, volcans enchaînés, morts mal racinés, crier amer. J'accepte !

Et mon originale géographie aussi ; la carte du monde faite à mon usage, non pas teinte aux arbitraires couleurs des savants, mais à la géométrie de mon sang répandu, j'accepte
et la détermination de ma biologie, non prisonnière d'un angle facial, d'une forme de cheveux, d'un nez suffisamment aplati, d'un teint suffisamment mélanien, et la négritude, non plus un indice céphalique, ou un plasma, ou un soma, mais mesurée au compas de la souffrance
et le nègre chaque jour plus bas, plus lâche, plus stérile, moins profond, plus répandu au-dehors, plus séparé de soi-même, moins immédiat avec soi-même,
j'accepte, j'accepte tout cela
et loin de la mer de palais qui déferle sous la syzygie suppurante des ampoules, merveilleusement couché le corps de mon pays dans le désespoir de mes bras, ses os ébranlés et, dans ses veines, le sang qui hésite comme la goutte de lait végétal à la pointe blessée du bulbe...

Et voici soudain que force et vie m'assaillent comme un taureau et l'onde de vie circonvient la papille du morne, et voilà toutes les veines et veinules qui s'affairent au sang neuf et l'énorme poumon des cyclones qui respire et le feu thésaurisé des volcans et le gigantesque pouls sismique qui bat maintenant la mesure d'un corps vivant en mon ferme embrasement.

Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n'est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l'audience comme la pénétrance d'une guêpe apocalyptique. Et la voix prononce que l'Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences, car il n'est point vrai que l'oeuvre de l'homme est finie que nous n'avons rien à faire au monde que nous parasitons le monde qu'il suffit que nous nous mettions au pas du monde mais l'oeuvre de l'homme vient seulement de commencer et il reste à l'homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu'a fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite.

Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal, Ed. Présence africaine


Lien vers une biographie d'Aimé Césaire :

http://www.desnel.com/article.php3?id_article=21

19 janvier, 2006

Sublimissime

Vous connaissez sans doute ma passion pour tout ce qui est enluminures, miniatures et manuscrits du Moyen-Âge. Le site Gallica est une caverne d'Ali Baba. A découvrir de toute urgence...

http://gallica.bnf.fr/scripts/Notice.php?O=08100099

18 janvier, 2006

Qui veut gagner des bonbons?

Petite question à la con ( vous savez que c'est devenu ma spécialité :p) :
Pourquoi la couleur jaune est-elle associée au roman policier?
Si vous regardez bien les couvertures de ce genre d'ouvrages, ou les sites de fans, vous remarquerez très souvent que c'est, avec le noir bien sûr, la couleur qui domine. Quelqu'un connaît la raison de ce choix? Est-ce une habitude prise, un consensus hérité de la très célèbre " Série noire" apparue en 1948 ?
J'offre un paquet de bonbons à celui qui saura trouver la réponse à cette question hautement philosophique :)

13 janvier, 2006

Et puisqu'on est dans la série des tests à la con ...

Voici le résultat de l'un d'entre eux:

Pour vous, la relation amoureuse est affaire d'impact. Vous êtes une femme d'action et vous adorez les rapports qui bougent. Vous vivez dans le mouvement et l'autre aussi, vos rencontres sont pleines d'imagination et d'intensité. Vous recherchez l'authenticité et vous pouvez accepter des situations atypiques. L'important reste de vivre pleinement le moment, vous détestez vous ennuyer avec quelqu'un. Votre coup de foudre est rapide, exigeant et très créatif. Le fun d'abord.

Êtes-vous über ou métrosexuel? Un nouveau macho?

Petit sondage sur Auféminin.com qui détermine les préférences des femmes et conclut sur les 3 grands types d'homme idéal. Alors, êtes-vous plûtot David Beckam, Brad Pitt ou Richard Anconina ? Ceux qui me connaissent doivent certainement savoir vers quel homme idéal mon coeur balance :) Quoi que ... Pas si sûre

12 janvier, 2006

Petit moment de poésie

A une passante


La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.

Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

Charles Baudelaire

11 janvier, 2006

Pour le plaisir des yeux ...

Une exposition qui a l'air d'être absolument fabuleuse !

http://expositions.bnf.fr/bestiaire/index.htm

Coup de coeur



Je veux le même dans mon lit !

Damien Rice, un pur bonheur


J'ai découvert cet irlandais en regardant récemment Closer ( merci Vincent :p) et j'ai adoré la B.O du film. Depuis, il ne se passe pas un seul jour sans que je n'écoute un de ses titres.
A découvrir absolument si ce n'est déjà fait!


Bonne année à tous

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Saint-Exupéry

J'aime beaucoup cette citation et je la trouve très appropriée pour commencer cette nouvelle année.